The Irishman de Martin Scorsese

Il y a tant de choses à dire sur ce film, je viens juste de le regarder alors tout se bouscule dans ma tête…

Alors je commence par un petit bémol : j’ai trouvé la première heure longue et très éprouvante, tant on est focus sur les trucages pour rajeunir les acteurs. Ca ne marche pas  ! au point d’en oublier la réalisation et surtout l’histoire. De Niro ne peut pas avoir 30 ans même avec les plus beaux trucages et je parle même pas de Joe Pesci…

En revanche, les deux dernières heures sont formidables, dès que le physique des acteurs devient cohérent avec les personnages, on retrouve la force des films de Scorsese, avec cette mise en scène brillante qui enchainent les plans avec génie, avec ce montage parfait, (autant je l’ai trouvé brouillon au début), et surtout, on retrouve le jeux de ces acteurs légendaires, les scènes Pacino et De Niro après tant d’années sont fortes, il y a un « je ne sais quoi »…. et l’histoire devient prenante.

Il y a de la rédemption dans ce film, Scorsese qui a tant magnifié la mafia, donne son dernier regard sur celle-ci, (tout comme Bellochio d’ailleurs), plus acerbe et plus juste, fini le côté rock n’roll et sexy.

Les trente dernières minutes sont bouleversantes, il y a tout dans ces dernières minutes, il y a tout ce que veut dire Scorsese, sur la vie, sur nos choix et le temps qui passe, on est au delà de l’histoire qu’il nous a racontée, Scorsese nous plonge, dans ces dernières minutes, dans nos propres vies, moi, j’y ai vu mon père… et pour cela, le film est sublime.

A voir sur Netflix !

 

 

 

 

 

 

 

2 réponses à « The Irishman de Martin Scorsese »

  1. Avatar de princecranoir

    J’ai été pareillement gêné au début par ce rajeunissement numérique qui ne convainc pas. Scorsese tente de le légitimer dans l’entretien collectif également disponible sur Netflix, en disant qu’il n’est qu’un maquillage comme un autre. Si un homme jeune peut simuler le poids des ans sous un maquillage vieilli, un acteur avancé dans l’âge a plus de difficultés à se mouvoir comme dans la force de l’âge. Ils en rient d’ailleurs en revenant sur une scène où Pacino se lève de son fauteuil devant la télé. Le chef op a bien noté qu’il avait bougé comme un homme âgé, obligeant à refaire la prise jusqu’à ce que le mouvement corresponde à « l’âge » du personnage.
    D’autres acteurs pour jouer les personnages jeunes auraient sans doute été plus judicieux.

  2. Avatar de Des regrets et des balles (The Irishman, Martin Scorsese) – Pamolico : critiques, cinéma et littérature

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